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Flat 6 : LE moteur de la Porsche 911

Flat 6 : Histoire du Flat Six 

Pour succéder au moteur de la 356, Porsche imagine un nouveau moteur dans la continuité : le Flat 6.

S’agissant du nouveau moteur, il était clair dès le départ que le successeur de la 356 serait équipé d’un moteur arrière. Sous la direction du neveu de Ferry Porsche, Ferdinand Piëch, c’est un moteur six cylindres à plat refroidi par air qui vit le jour, avec turbine axiale et un arbre à cames en tête par côté compte tenu des plus grandes réserves de puissance et de la plus grande régularité de marche. Après avoir écarté la solution des arbres verticaux ou des courroies crantées pour la commande des arbres à cames, les ingénieurs optèrent finalement pour les chaînes. Ils fixèrent la cylindrée à 2 litres dans un premier temps, intégrant la possibilité de l’augmenter jusqu’à 2,7 litres ultérieurement.
Aucun des techniciens de l’équipe Porsche ne pouvait alors prévoir que cette architecture moteur resterait préservée dans ses grandes lignes jusqu’en 1998, avec une cylindrée portée à 3,8 litres.

Jusqu’à la génération 993 incluse, le Flat 6 était refroidi par air. Ensuite, les ingénieurs ont adopté le refroidissement par eau, ouvrant ainsi de nouveaux horizons en termes de performances. Cette mutation a d’abord été considérée de façon critique par de nombreux amateurs et pour certains puristes, elle marque aujourd’hui encore une césure définitive dans l’histoire de la 911. Mais de l’avis des experts, l’idée 911 n’a en aucun cas été diluée par le passage au refroidissement par eau. Au contraire : elle a encore gagné en relief au fil des générations qui ont suivi.

Le Flat 6 de type 901/911 développait 130 ch (96 kW) à 6 100 tr/min pour une cylindrée de 2 litres. Pour être tout à fait complet, il est impossible de ne pas mentionner la Porsche 912. Lancée sur le marché au printemps 1965 parallèlement à la 911, elle incarnait une version moins puissante et dotée du quatre-cylindres de type 356 qui développait 90 ch (66 kW) avec une cylindrée de 1,6 litre. Ses équipements étaient plus sobres que sur la 911. La 912 fut produite jusqu’en 1969 en deux versions Coupé et Targa.

Flat 6 première génération
Flat 6 première génération

À partir de l’année-modèle 1967, la version 911 S, plus musclée, offrait une puissance de 160 ch (118 kW) à 6 600 tr/min. La 911 « normale » fut renommée 911 L, puis 911 E ultérieurement. Les motoristes étaient particulièrement fiers du fait que, en dépit de l’augmentation de puissance de la 911 S et d’une puissance au litre de 80 ch/l, le bloc moteur ne présentait aucune restriction au regard de la durée de vie. Porsche proposa également une version 911 T à partir de 1967. Il s’agissait d’un modèle de puissance réduite à 110 ch (81 kW) à 5 800 tr/min, conçu comme une entrée de gamme.

Les premières voitures dotées de moteurs dépollués furent proposées pour la première fois aux États-Unis en 1968. Porsche réussit à respecter les réglementations américaines, y compris la sévère législation californienne, sans perdre en performances et avec un niveau de confort presque identique. Pour ce faire, le constructeur allemand mit en place le recyclage des gaz d’échappement dans le collecteur d’admission et installa des thermoréacteurs. Porsche fut la première entreprise en Europe à mettre en place des bancs de mesure des gaz pour ses travaux de développement.

Flat 6 de la 911 Turbo 3.6
Flat 6 de la 911 Turbo 3.6

L’injection d’essence mécanique fut inaugurée à l’automne 1968. La 911 E et la 911 S reçurent chacune un nouveau moteur, d’une puissance de 140 ch (103 kW) à 6 500 tr/min pour la première et de 170 ch (125 kW) pour la deuxième. Les deux moteurs étaient conçus pour pouvoir monter en puissance ultérieurement. Quant aux normes en matière d’émissions polluantes, ils pouvaient satisfaire aux dispositions les plus sévères. Les moteurs six cylindres à plat avaient des soupapes d’échappement remplies de sodium. Cette technologie issue de la compétition garantissait des moteurs tenant la pleine charge.

Flat 6 de la 911 Carrera RS 2.7 litres
Flat 6 de la 911 Carrera RS 2.7 litres

L’augmentation de la cylindrée à 2,2 litres en 1969, puis à 2,4 litres deux ans plus tard, apporta plus de puissance et de couple. La 911 S passa ainsi à 180 ch (132 kW), puis à 190 ch (140 kW). En 1971, le taux de compression fut abaissé pour que les 911 du monde entier puissent rouler à l’essence normale, et ce en raison d’un renforcement de la législation sur les gaz d’échappement. L’injection K-Jetronic fit son arrivée en 1972, à commencer par les États-Unis. Un nouveau modèle six cylindres rejoignit la gamme cette même année : la Carrera RS à moteur 2,7 litres, développant 210 ch (154 kW) à 6 300 tr/min et délivrant un couple de 255 Nm, le tout pour un poids à vide extrêmement faible de 1 075 kg, équipements de série compris. En 1973, l’arrivée du type G s’accompagnera d’une hausse de la cylindrée à 2,7 litres pour tous les moteurs et de la possibilité de rouler à l’essence normale sans plomb. Porsche apportait ainsi la preuve qu’une voiture de sport pouvait être respectueuse de l’environnement. En 1974, 111 exemplaires de la Carrera RS furent produits avec un moteur 3,0 litres pour l’homologation en groupe 3.

Flat 6 dernière génération
Flat 6 dernière génération